Carnet de bord d’une aide-soignante réserviste dans l’Est

vendredi 5 mars 2021, par Marine L.

Ils sont infirmiers, aides-soignants, médecins, techniciens de laboratoire, manipulateurs radio... à être allés renforcer les équipes soignantes dépassées par la crise du Covid-19 depuis le début de l’ épidémie, il y a désormais un an. Animée par Santé publique France, la Réserve sanitaire* désigne cette communauté de professionnels de santé volontaires, mobilisables par l’Etat et capables d’intervenir dans un délai très court. C’est le cas de Marine, aide-soignante, qui a choisi d’effectuer une mission loin de chez elle, au mois de décembre. Elle nous livre ici le récit de son arrivée dans un nouvel hôpital de l’Est de la France, débordé par la seconde vague.

Je m’appelle Marine, je suis aide-soignante au Centre Hospitalier de La Rochelle (Nouvelle Aquitaine). Mon dossier à peine finalisé, je suis immédiatement contactée pour effectuer une rotation en tant que réserviste d’une dizaine de jours dans l’Est, dès le mois de décembre. Lorsqu’on est appelé, il faut réfléchir rapidement et se rendre disponible au plus tôt. Après validation de ma demande de disponibilité par le Centre Hospitalier où j’exerce, je décide donc de me lancer.

Départ vers l’inconnu
Dans mon hôpital habituel, à La Rochelle, la situation du Covid, à ce moment-là, est relativement stable. Nous sommes plutôt dans la queue de la seconde vague et très peu de patients atteints du virus hospitalisés. Ça a donc du sens pour moi de pouvoir venir en aide à des collègues à quelques centaines de kilomètres de chez moi, qui n’ont pas notre chance.

Je pars dans l’Est de la France, vers une région et un hôpital que je ne connais pas. Je reçois ma fiche de route la veille du départ. Avec peu de détails et mobilisée pour la première fois pour une telle mission, c’est en moi un mélange d’adrénaline et d’inquiétude. Je ne connais pas vraiment la situation sanitaire de cette région et me rends vers l’inconnu, avec pour seule certitude d’essayer de donner le meilleur de moi-même.

En transit à Paris, je suis contactée par l’hôpital qui va me recevoir. La mission se concrétise. En fonction de mes compétences et de mon poste habituel, on me propose d’intégrer soit un service de réanimation, soit un service de chirurgie Covid. J’ai seulement quelques secondes pour prendre une décision au téléphone. Je choisis finalement la deuxième option. Je me dis que je suis habituée à ces deux spécialités, mais que je n’ai jamais été confrontée à des patients relevant d’une chirurgie et atteints en même temps du coronavirus. Je pousse l’inconnu à son paroxysme !

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