L’argumentation orale du concours d’entrée en IFCS

Analyse personnelle d’une expérience

vendredi 13 mai 2005, par Frédéric Rufin

L’année où j’ai passé le concours, j’ai étéadmissible dans les 4 IFCS où je me suis présenté (Paris, Amiens, Lille, Reims).
Le bilan que je fais des différents oraux est simple, voire un peu simpliste...

- Une préparation est nécessaire. Certains jurys testent des connaissances avant d’entrer dans une vraie discussion. Quand je dis préparation, c’est autant réflexion, et prise de recul, que des remises à jour de connaissances professionnelles.

- Une préparation est « inutile ». Chaque oral est différent, et forcément se déroulera d’une façon à laquelle on n’avait pas pensé.
Ca ne se passe jamais comme on l’avait imaginé, et c’est normal. Parfois juste un mot (dans l’écrit ou dans l’oral ou d’un membre du jury) peut lancer le débat...

- Une vraie motivation à devenir cadre. Quelque soit le jury, il faut parvenir à la montrer.

- Etre porteur d’un projet, même si dans certains cas, il faut le remettre dans sa poche, en fonction des personnes qui composent le jury, ou en fonction de la manière dont va tourner la discussion.

- Parvenir à contrôler sa propre « parano ». Toutes les questions ne sont pas des pièges. Voire dans certains cas, il n’y en a aucun.
Le jury est composé de 3 personnes.
Classiquement : 1 qui est plutôt aidant, 1 qui est plutôt en retrait, 1 qui vous donnera l’impression de vous mettre en difficultés (le « pervers » de service). Se souvenir que le but est de convaincre les trois, au pire deux, et limiter la casse avec le troisième.

- Dans certains cas, il faut savoir que le jury joue un rôle, qu’ils se sont distribués, avant ton entrée : pensant être investi d’une mission, ils ont décidé de te tester à tout prix. La clef : ne pas se démonter.

Juste pour le fun, exemple d’une question : « Que pensez-vous de l’accréditation, et êtes-vous pour ou contre ? »
ou : « Avez-vous passé le concours dans un autre IFCS. Etes-vous reçu ? »

Dans ce genre de cas, on se dit « je joue la sincérité, je reste moi-même », ou bien « je joue la stratégie, et dans ce cas, laquelle est la bonne ? »
Bref, choisir c’est renoncer....

Concrètement, l’oral se décompose à mon avis en trois phases :
- la première est la présentation, personnalisée, et la prise de contact avec le jury
- la seconde est l’exposé du projet professionnel, se terminant par ses conceptions de la fonction de cadre. L’objectif est ici de convaincre.
- la troisième phase est de répondre aux questions. Les objectifs sont ici de montrer que l’on sait écouter et argumenter .

Alors surtout il faut vous armer de courage.
Et je ne vous souhaiterai pas bonne chance, car je crois que la chance n’a pas grand chose à voir la dedans.

Et à bientôt dans la grande « secte » des cadres de santé, devant le temple « es qualité des soins ».

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