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Conte de Nouvel An


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#1 THALAMUS

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Posté 31 décembre 2016 - 04:29

Inspiré d'une histoire vraie
A. est cadre de santé dans un établissement médico-social, il est responsable d'un secteur de quarante lits. L'effectif médical est d'un médecin généraliste vacataire qui passe deux demi-journées par semaine et d'un médecin psychiatre vacataire également qui passe deux heures par semaine.

Monsieur B. l'un de ses résidents ne va pas bien depuis plusieurs jours , le médecin généraliste l'a fait admettre aux urgences de l'hôpital local deux fois ces dix derniers jours;la dernière hospitalisation date du 27/12/2016.
Lorsque A. arrive dans le service le 29/12/2016 , il passe le saluer dans son bureau et ils évoquent le cas de Monsieur B. dont l'état s'est encore dégradé.
Le médecin ne sait que faire car les urgences de l'hôpital local n'ont pas fait d'examen ni même un bilan sanguin ; le courrier de sortie préconisait un échodoppler, le médecin déclarait que le temps d'obtenir un rendez-vous Monsieur B. serait probablement mort.
A. lui soumis alors l'idée d'orienter Monsieur B. sur un autre établissement, celui là même où l'une de nos résidentes qui avait chuté lors d'une sortie , avait été très correctement pris en charge.
Le médecin fit ensuite son tour avec l'infirmière et A. appris aux transmissions de 14 Heures que Monsieur B. serait transférer aux urgences cette après-midi.
Vers 17H30 , l'infirmière rattrape A. qui partait pour lui passait l'urgentiste qui avait demandé à lui parler.
A l'autre bout du fil , l'urgentiste hurlait déclarant" qu'on ne balance pas comme ça un patient" ,A. retourne dans son bureau tout en tentant de calmer l'urgentiste qui continuait de hurler. L'urgentiste reprochait essentiellement de ne pas avoir été prévenu avant le transfert, d'avoir insuffisamment d'éléments; A. tenta de lui faire comprendre que cela ne dépendait ni de lui ni de l'infirmière d'après-midi laquelle avait également subi les remarques de l'urgentiste en vain; il finit par conclure au bout de dix minutes déclarant qu'il perdait son temps.
Le lendemain, Monsieur B. était toujours hospitalisé , quant à A. , il avait toujours les paroles de l'urgentiste qui lui résonnaient aux oreilles.
Vers 11 heures , il décide de se rendre sur le site internet de l'hôpital afin de tenter de trouver l'identité de l'urgentiste; Il se rend sur l'onglet " Urgences" mais n'y trouve que des informations pratiques et générales.
Cependant en bas de la page ,il trouve un lien , nous joindre par internet , il clique , sa boite de messagerie s'ouvre prête à envoyer un message.
A. rédige donc un mel dénonçant les termes employés ainsi que le temps perdu au téléphone au détriment des patients , il met en pièce jointe le serment d'Hippocrate!!

La réaction ne se fait pas attendre , à 14 heures l'urgentiste l'appelait , il venait de finir sa garde, il hurlait dans le téléphone déclarant qu'A. n'avait pas de leçon a lui donner , qu'il était président de ceci , vice président national de cela , qu'il avait travaillé avec Léonéti etc.. etc... , qu'il allait faire intervenir son avocat , déposer une plainte en diffamation , écrire un courrier à l'ARS , un autre à la direction d'A..
La conversation dura 36 minutes , A. réussi à calmer l'urgentiste et put lui expliquer qu'ils étaient très inquiets quant à l'état de santé de Monsieur B. et qu'en l'envoyant dans son établissement ils espéraient qu'il bénéficierait d'une pris en charge digne de ce nom.
L'urgentiste expliqua alors à A. que Monsieur B. avait eu un scanner complet qui n'avait rien révélé de particulier et que celui-ci avait été transférer en Service de Médecine; son état s'expliquait sans doute par un excès de neuroleptiques.A. le remercia pour cette prise en charge et lui demanda qu'elle étaient ses intentions à son égard.
L'urgentiste répondit que s'il envoyait un mail d'excuses , il en resterait là.

A. raccrocha et s'exécuta ( au sens figuré c'est à dire qu'il écrivit ce putain de mot d'excuses).

A. eut un moment l'impression d'avoir perdu un peu de dignité ou de sa fierté professionnelle , très vite il compris qu'au contraire les deux en sortaient grandi ; Monsieur B. allait être pris en charge correctement et il pouvait partir terminer cette année sachant qu'il le reverrait l'année prochaine.

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