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"La morsure de la folie"


8 réponses à ce sujet

#1 Charlaine

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Posté 27 novembre 2009 - 09:10

Qui a vu ce document "La morsure de la folie" Jeudi 26 sur France 2 (23h15 !...) sur le vécu des familles qui ont un enfant atteint de troubles psychiatriques et qu'il ne veulent pas hospitaliser ? C'était poignant, ce document est vraiment intéressant, il renvoie à un article paru dans la revue Santé mentale cette année "Faut-il juger les fous"...
Cela pose encore et toujours le problème de l'état de la psychiatrie en FRANCE, et de l'accès égalitaire aux soins sur le territoire national...
Charlaine Durand
Cadre de santé infirmier
Formatrice en IFSI

"Pour que le mal triomphe... il suffit que les hommes de bien ne fassent rien" Edmund Burke, Homme d"état et philosophe irlandais.

#2 casimir

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Posté 28 novembre 2009 - 12:06

bonjour! il y a une rediffusion cette nuit à 4h50 sur france 2.

#3 Charlaine

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Posté 28 novembre 2009 - 12:45

:wink: Y a pas à dire... même les médias "les cachent"...j'avais déjà trouvé l'heure de la première diffusion très tardive... mais là, ça ne concerne que les noctambules et les insomniaques...
Charlaine Durand
Cadre de santé infirmier
Formatrice en IFSI

"Pour que le mal triomphe... il suffit que les hommes de bien ne fassent rien" Edmund Burke, Homme d"état et philosophe irlandais.

#4 hopla

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Posté 28 novembre 2009 - 06:12

Je n'ai pas vu l'émission, et ne peux donc guère en parler.
Cependant, à la lecture de votre lien, et de la présentation de l'émission , je suis perplexe par rapport au fait
que des diagnostics de "maniaco-depressif" peuvent être posés à 15 ans. De même, la tentative de suicide de la sœur n'est peut-être pas liée qu'au comportement (ou la souffrance) du frère?
Encore une fois, je n'ai pas vu l'émission, mais le sommaire me parait bien "tout public". (ce n'est qu'une impression).
Hospitaliser son enfant en psy, c'est accepter aussi de le reconnaitre comme "malade mental", comme "fou", son propre enfant... Ce à quoi se rajoute de la culpabilité: ça n'est facile pour aucun parent, et cela peut expliquer (en plus de l'image de la psy véhiculée par les médias notamment) la réticence à le faire.

#5 Charlaine

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Posté 28 novembre 2009 - 08:04

Je n'ai pas vu le début et n'ai pas eu accès au diagnostics énoncés pour chacun des cas présentés. Ce que j'ai trouvé intéressant dans ce reportage c'est le vécu de la famille aves ses quesrionnements, ses doutes, sa souffrance et les dégâts qu'occasionne la maladie mentale. Mais ces dégâts peuvent aussi exister dans le cas de maladies somatiques pour peu qu'elle soit chronique ou risquant de mettre le pronostic de vie de l'enfant rapidement en danger.

Je traite de ce cas en cours où les parents glissent sans forcément s'en rendre compte du rôle parental au rôle soignant (la mucoviscidose ou l'hospitalisation longue du jeune enfant par exemple). La relation parent - enfant risque de devenir alors une relation soignant - soigné... Le parent ressent une impuissance croissante et investie à tort une responsabilité dans l'évolution de la maladie de son enfant. Ce qui ne manque pas d'augmenter la culpabilité déjà forte par la nature du lien. Et l'enfant lui, perd ses ressources affectives, car il n'est plus entouré que de soignants à divers degrés et ne trouve plus personne pour parler de son vécu en tant qu'enfant. Il a besoin de savoir qu'un jour ses parents peuvent s'opposer aux soins parce qu'il n'en peut plus, ou intervenir pour défendre sa cause si besoin. Il a besoin aussi pour se construire de ses parents en tant que tels.
C'est là un travail de vigilence de la part des soignant, que d'être attentif à la place et aux rôle qu'ils donnent aux parents et de ne pas exiger d'eux autre chose que d'être parents.
Dans les soins généraux, prendre soin de la parentalité est aussi un soin à part entière.
Charlaine Durand
Cadre de santé infirmier
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"Pour que le mal triomphe... il suffit que les hommes de bien ne fassent rien" Edmund Burke, Homme d"état et philosophe irlandais.

#6 hopla

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Posté 28 novembre 2009 - 08:49

Citation

C'est là un travail de vigilence de la part des soignant, que d'être attentif à la place et aux rôle qu'ils donnent aux parents et de ne pas exiger d'eux autre chose que d'être parents.
Dans les soins généraux, prendre soin de la parentalité est aussi un soin à part entière.

Globalement,nous considérons que la "famille" (ce terme va plus loin que celui de parent) fait partie de l'ensemble (au sens systémique du terme) du sujet souffrant de "troubles psy". Je suis bien d'accord avec vous, pour prendre soin de cet entourage, au même sens que le sujet lui-même...
En espérant qu'il reste du temps au soignants pour cet accompagnement, pour ce questionnement.
Je ne suis pas persuadé du tout que la tendance va dans ce sens (pour ce que je connais, à savoir la psy). Est-ce différent en soins généraux ? (et là, j'ai bien conscience que ma question est trop...générale!)

#7 Charlaine

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Posté 30 novembre 2009 - 10:01

Le "camp médical" en soins généraux considère que la pharmacologie, la biologie, l'intervention sur le corps humain... sont plus efficaces que les "blabla"...

Il y a 27 ans, pour pouvoir faire mes recueils de données en tant que stagiaire afin de réaliser mes démarches de soins, je prenais un haricot pour avoir l'air occupée à un soin et ne pas être taxée de nonchalante (j'ai eu ce terme un jour sur une feuille de stage)... Mon mémoire de recherche était "abord psychologique de la douleur" à une époque où aucun bouquin n'existait sur le sujet... En fait, on enseignait alors que la douleur lors d'un soin était un critère d'efficacité (c'est pas faux... mais efficace à quoi ? la souffrance du malade ? certes !)... Depuis ça a bien changé... même s'il reste encore pas mal à faire (avec ou sans de mots)...

Selon la personnalité des médecins qui composent le serviice de soins, je suppose que c'est plus ou moins considéré comme un soin que de s'entretenir avec le patient ou sa famille... Les services à "hautes mortalités" ou qui prennent en charge les maladies chroniques font cela très bien... les autres services, c'est un peu plus difficile. Il faut dire que le turn over des patients qui s'accélère de plus en plus, est un élément qui ne facilite pas la tâche...

Et nos collègues de terrain (psy ou soins gé), ils en pensent quoi de ce que nous disons ?
Charlaine Durand
Cadre de santé infirmier
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"Pour que le mal triomphe... il suffit que les hommes de bien ne fassent rien" Edmund Burke, Homme d"état et philosophe irlandais.

#8 ouste

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Posté 04 décembre 2009 - 10:51

Voir le messageCharlaine, le 30 novembre 2009 - 10:01 , dit :

Le "camp médical" en soins généraux considère que la pharmacologie, la biologie, l'intervention sur le corps humain... sont plus efficaces que les "blabla"...

j'ai égalemnt entendu un psychiatre dire à l'équipe que cela ne servait à rien de parler avec les patients, que seuls les traitements avaient une efficacité (sic!)
Quand la porte est ouverte, il ne faut pas attendre qu'elle se ferme.
www.kenpokai.fr

#9 Charlaine

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Posté 04 décembre 2009 - 06:04

:wink: Il fait quoi lui dans ses entretiens ? Ah il n'en fait pas...
Charlaine Durand
Cadre de santé infirmier
Formatrice en IFSI

"Pour que le mal triomphe... il suffit que les hommes de bien ne fassent rien" Edmund Burke, Homme d"état et philosophe irlandais.

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