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alimentation et prescription médicale


5 réponses à ce sujet

#1 titophe

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Posté 19 décembre 2006 - 05:59

bonjour,

je travail dans un service de chir digestive et l'orsqu'un patient revient de la salle d'op sans presciption d'alimentation mon chef de service estime qu'a l 'évidence il peut manger normalement.....et moi au contraire je demande à ce que soit noté si il y a alimentation ou non et quel type..


l'alimentation est -elle une prescription médicale ou non?
a quel article dois-je me referer ?


merci d'avance

#2 Charlaine

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Posté 19 décembre 2006 - 07:00

Dans un service où l'anesthésie sévit et en plus en digestif, vos attentes sont plus que légitimes.
Cela relève des soins post opératoires. Normalement il revient au chirurgien de prescrire la reprise progressive ou non de l'alimentation, avec régime le cas échéant. L'anesthésiste pourrait aussi faire ce type de prescriptions...

S'il est fastidieux pour les médecins de noter ces consignes importantes à la prise en charge de la personne opérée, ils n'ont qu'à établir des protocoles selon le type d'intervention.. Charge pour eux ensuite de signaler tout écart au protocole(s)...

Je vous invite à lire ce document sur infirmiers.com

#3 emmasoco

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Posté 19 décembre 2006 - 08:21

Bonsoir Titophe,
Eh bien, vous n'avez pas de fans de la plume dans votre service!
Le régime d'un patient, qu'il soit normal ou autre, relève d'une prescription médicale.Encore une fois, ces messieurs doivent écrire et si il leur est vraiment si contraignant de prescrire pour chaque patient,comme le dit Charlaine, qu'ils établissent au moins un protole...Encore une fois, la responsabilité du soignant est en jeu...
Mon expérience dans divers services m'a montré que les prescripteurs de service de médecine sont beaucoup plus rigoureux qu'en chir...car souvent plus respectueux des tâches les moins nobles...Je vous laisse méditer...

#4 Kevla

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Posté 20 décembre 2006 - 04:23

Bonjour,
Je travaille également en chir digestive, et si une chose est bien capital dans ce secteur c'est la reprise d'alimentation qui doit se faire sous certains critères.
A mon avis, plutôt que de passer par ta cadre, il vaudrait mieux voir directement le problème avec les médecins.
La reprise d'alimentation d'un patient est une prescription médicale. :closedeyes:
Personnellement je bosse dans le privé, et certains combats pour se faire entendre des médecins est dur, long et laborieux mais on y arrive.
Dans la clinique où je bosse, il faut continuellement rappeler la responsabilité des médecins sur ce point, mais depuis 13 ans, les chir me connaissent et rechignent pour la forme parceque de toute façon, ils savent que je ne les lâcherais pas tant que ce n'est pas fait ! Et ceci est valable pour beaucoup d'autres choses.
Même si ta cadre te dis "alimentation normale", sauf si toute intervention est sous coelio ou ne concerne pas le niveau intestinal, ce qui en digestif me semble difficile, il faut isister auprès des médecins, ou comme suggérer, mettre en place des protocoles pour éviter aux chir de trop écrire.
Bon courage :blink:

#5 miss

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Posté 21 décembre 2006 - 11:30

Salut,
Et oui, encore quelqu'un qui bosse en chir digestive. Je suis FFCS, et je me bats actuellement pour le même problème! une partie a été effectivement réglée par la mise en place de protocoles pour certaines chirurgie (appendicectomie, cholécystectomie...). Cependant, comme dit Charlaine, il y a beaucoup d'écart. Actuellement j'ai un souci concernant ce que chacun entend par début d'alimentation, alimentation légère etc. La diététicienne, et chaque chir (et ils sont nombreux) a son idée, et dur de s'y retrouver pour l'équipe! Avez-vous des pistes de travail à me donner, car il est difficile de réunir, ou de faire travailler ses gens là quand ce n'est plus de la chirurgie pour eux!

#6 Kevla

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Posté 12 janvier 2007 - 03:04

Voir le messagemiss, le Dec 21 2006, 11:30 PM, dit :

Salut,
Et oui, encore quelqu'un qui bosse en chir digestive. Je suis FFCS, et je me bats actuellement pour le même problème! une partie a été effectivement réglée par la mise en place de protocoles pour certaines chirurgie (appendicectomie, cholécystectomie...). Cependant, comme dit Charlaine, il y a beaucoup d'écart. Actuellement j'ai un souci concernant ce que chacun entend par début d'alimentation, alimentation légère etc. La diététicienne, et chaque chir (et ils sont nombreux) a son idée, et dur de s'y retrouver pour l'équipe! Avez-vous des pistes de travail à me donner, car il est difficile de réunir, ou de faire travailler ses gens là quand ce n'est plus de la chirurgie pour eux!


Salut !
Désolée de ne pas avoir pu me connecter sur le site plus tôt !
Je n'ai toujours pas de recettes miracles, désolée. Se qui me sidère c'est quen digestif, l'alimentation est un paramètre capital.
Dans notre service, il existe des protocoles de soins mais mis à part l'alimentation concernant la préparation à l'intervention, il n'existe plus de notion de reprise alimentation post interventionnelle...
Certes, il est difficile de protocoliser une reprise alimentaire quantitative et au jour prêt puisque chaque patient réagit différement en post op pour la reprise du transit.
Mais lorsqu'une reprise d'limentation est prescrite, ilne faut pas hésiter à poser la question au medecin ou à l'interne lors de la visite, je sais que seln le chirurgien, il est difficile de "l'intéresser" à ce genre de détails pourtant capital.
Même dans le privé où les visites sont plus restreintes, c'est un combat journalier pour savoir si la reprise alimentaire est un bouillon ou un potage, une compote, ... La réponse est souvent comme d'habitude. Personnellement je rappelle au medecin que préciser ce qu'il entend par habitude est capital. Certes, pour moi les medecins me font confiance après 13 ans de boulot, mais lorsqu'il s'agit de nouvelles diplômées ou de remplaçantes intérimaires, la donne est différente et il y a souvent des couacs.
L'avantage dans le privé est que le patient est le gagne pain du chirurgien, c'est sa réputation, et pour éviter tout dysfontionnement, il s'implique peut être plus facilement. Mais attention, ce n'est pas la panacée non plus, il faut insister pour connaître ce qu'il entend par alimentation légère, semi_lègère ou bien régime sans résidus élargit, ...
Franchement je ne sais pas comment le problème peut être résolu, la seule chose qui est dramatiquement rassurante est que nous sommes face aux mêmes difficultés.
La soulution serait peut être de protocoliser ou plutôt de définir les différents types d'alimentation usités dans ces secteurs. Un avantage pour le public où souvent il y a un professeur par service, et un désavantage dans le privé puisque dans ma clinique il y a 5 chirurgiens digestifs qui bien sûr n'ont pas du tout la même façon de procéder autant en pré et en post opératoire.
Je peux dire une seule chose en conclusion, bonne chance pour vous faire entendre :biggrin:

Courage et avant de terminer, bonne année 2007 !!! :wacko:

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