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isolement bmr en ehpad


5 réponses à ce sujet

#1 anne02

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Posté 15 August 2009 - 05:50 PM

Bonjour,
je suis cadre en ehpad mais non hygiéniste et j'ai besoin de réaliser des protocoles d'isolement car ns avons plusieurs cas de bmr pulmo.
Certes, les agents mettent gants et surblouse mais je ne sais jamais ce qu'il est préférable de faire dans la chambre (avant et après le soin) ou bien à l'extérieur: par exemple: le lavage des mains et l'application sha, les sacs bio-dégradable pour le linge, oter la surblouse, stocker les clinibox (carton avec sac jaune pour DASRI) etc..
Pouvez vs m'aider ou me donner des liens : pour l'instant je ne vois pas ces précisions ds ce que j'ai consulté
Merci

#2 Charlaine

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Posté 16 August 2009 - 02:59 PM

Ce sont des recommandations type "Précautions standards et maîtrise de la diffusion des BMR" qu vous voulez ? (Ici document CLIN Nord).

Vos mots clefs sont "Isolement BMR" et vous trouverez le docs diffusées des autres CLIN.
Charlaine Durand
Cadre de santé infirmier
Formatrice en IFSI

"Pour que le mal triomphe... il suffit que les hommes de bien ne fassent rien" Edmund Burke, Homme d"état et philosophe irlandais.

#3 anne02

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Posté 18 August 2009 - 06:52 AM

Bjr,
en fait je suis déjà allée sur ces sites ce qui me manque ce sont des précisions quant au moment de l'utilisation ou l'endroit où doivent être entreposés ces moyens de protection: exemples : les sacs à linge bio-dégradables?les clinibox? les surblouses (nous les changeons 1 fois par jour): à l'extéieur ou à l'intérieur de la chambre?
dit on faire le lavage des mains ds la chambre ainsi que la friction a sha?

#4 Charlaine

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Posté 18 August 2009 - 09:25 AM

Désolée, je n'avais pas compris que c'était les détails pratiques que vous recherchiez...

La blouse, elle reste à l'intérieur de la chambre et peut servir pour plusieurs personnes à condition qu'elle ne soit pas souillée, ce qui implique son changement. Le changement peut se faire une fois tous les deux jours, tous les jours ou à la semaine (si les sarraus sont en tissus... en papier, c'est à chaque usage) selon le germe en cause... pour les gants ce n'est qu'au moment des soins exposant à un risque de contamination qu'on les enfile, la personne n'est pas une pestiférée non plus... Sauf si l'agent présente des plains aux mains, dans ce cas, l'objectif est de protéger l'agent.

Lorsqu'on défait la blouse, c'est après le déshabillage qu'il faut se passer la solution sha, quelle que soit la durée prévue de l'utilisation de la blouse... Après avoir manipulé cette blouse, il faut de toute façon recommencer la désinfection de mains.
L'intérêt de faire une friction sha avant le déshabillage est dans le cas où la blouse est prévue pour plusieurs utilisations afin de la contaminer le moins possible (le déshabillage pour oter les liens qui tiennent fermée la blouse se fait sans les gants en prenant bien soin de ne pas toucher si possible l'extérieur de la blouse. L'habillage et le déshabillage se fait en manipulant l'intérieur. Ensuite on réitère la SHA avant de sortir de la chambre. Quitte à être un peu excessif, le "lavage de main avant la sortie de chambre" doit être automatisé.

Une friction de SHA ne se fait que sur mains propres et ne remplace pas un lavage de mains sales... on peut dès lors se laver les mains puis ajouter une friction de SHA... mais le passage de cette sha sur les mains a aussi un protocole qui, non respecté peut se révéler l'action de la sha insuffisamment efficace.
Ces gestes doivent être vérifiés auprès de tous les agents, agents d'entretien compris... Quant au lavage de mains, ce n'est pas la quantité de savon qui lui assure son efficacité, mais bien le lavage de toutes les parties de la main (y compris les poignets sur lesquels on prend souvent appuis, comme pour la sha) et la durée de ce lavage.
Il va sans dire que l'absence de bijou est aussi importante quant au transport de germes et donc pour la protection des professionnels eux-mêmes (y compris l'alliance qui tend à être de moins en moins tolérée)...

Tout ce qui entre dans cette pièce (linge, matériel et produit de soins...) n'en sort que lors de la décontamination terminale, lorsque la personne est considérée guérie. On n' entre donc pas les chariots de soins ni de toilette... on transporte le matériel nécessaire au soin que l'on est venu faire et on le pose sur un plan de travail aménagé et préalablement décontaminé par nos soins au début du soins (pas une heure avant, entre temps on ne sait pas ce qui peut se passer). On prend bien soins de décontaminer son plan de travail ensuite.
Matériel et linge passent à la décontamination, les produits eux sont jetés. Mais le ménage doit être une action bien pensée... selon ses faiblesses ou oublis, il se peut que la recontamination passe par les vecteurs que sont le mobilier de la chambre mal désinfecté... (barrière de lit, commande du lit électrique...).

Pour les sacs hydrosolubles, ils sont prévus pour protéger les agents lors de la manipulation par le service d'entretien du linge (blanchisserie) pour éviter les manipulation du linge contaminé si leur système n'est pas automatisé. Renseignez-vous si le traitement se fait hors de l'établissement : Ils peuvent être industrialisés et pourraient ne pas avoir besoin de ce type de sac et cela vous vaudrait une économie.
Si l'utilisation de ces sacs est nécessaire, il faut les mettre ensuite dans un sac à part (même si ce sont des sacs type sac poubelle, pourvu qu'ils soient étanches), car un sac biodégradable se dissout dans l'eau, ce qui l'expose à tout humidité lors de son stockage et ruinerait le dispositif d'isolement du linge. Le dispositif retenu doit être fait en accord avec le service qui traite le linge.

Les visites de la personne (qui devrait être en chambre seule, mais certains Clin discute cela) doivent suivre le protocole d'isolement et il ne doit entrer qu'une seule personne à la fois pour faciliter la gestion du risque. les enfants sont bien entendus non autorisés normalement.
Dans l'organisation du travail (soins de base et de confort - y compris la distribution des repas-, soins infirmiers, entretien des locaux, visites médicales hors urgence), ce sont les dernières personnes à planifier, pour ne pas infecter les autres après leur prise en charge par du matériel que l'on aurait pu contaminer...

Quelques fois, vous verrez ailleurs des mesures très assouplies quant à l'isolement des personnes avec BMR... si cela se localise à une plaie, elles ne sont pas en mesure d'isolement strict. Ces infections sont le plus souvent manuportées... et c'est dans les manipulations quelles qu'elles soient qu'existe le risque de contamination mais aussi de recontamination.. voire d'auto-contamination. L'éducation de la personne contaminée est aussi à faire, mais il faut touours penser à vérifier le savoir faire des agents en situation qui perdure voire se dégade...

Voilà ce qui me vient à l'esprit, j'ai balayé large ne sachant pas de quel germe il s'agit ni de sa localisation... , mais si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas... ce sont souvent les détails qui rendent faillibles les mesures de précautions mises en place... :tongue:
Charlaine Durand
Cadre de santé infirmier
Formatrice en IFSI

"Pour que le mal triomphe... il suffit que les hommes de bien ne fassent rien" Edmund Burke, Homme d"état et philosophe irlandais.

#5 anne02

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Posté 21 August 2009 - 06:29 AM

Merci Chalaine pour ces précisions qui , c'est aussi mon avis sont essentielles: ce n'est pas tout d'avoir le matériel encore faut il bien l'utiliser!
Les germes que ns rencontrons st le + svt BMR urinaires mais là ns avons 2 cas de BMR pulmo!

Concernant les protections de ces résidents: DASRI en cas de BMR urinaire uniquement je suppose?

Chez ns, les services économiques achètent de ssacs jaunes pour mettre les couches, cea ma parait anormal car normalement réservé aux déchets infectieux non?

Merci encore Charlaine

#6 Charlaine

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Posté 29 August 2009 - 11:06 PM

Désolée Anne, lorsque j'ai lu votre réponse, je n'avais pas le temps d'y répondre, puis j'ai failli oublier (le message lu ne se signale plus)... on ne devrait pas remettre au lendemain... bref !
Pour vous répondre : Vous avez raison pour l'élimination des protections, les sac normaux sont suffisants, même en cas de BMR respiratoire. Ces protections n'ont pas en effet à être éliminées comme des déchets contaminés, sauf en cas d'infection urinaires ou de diarrhées infectieuses.

L'élimination des blouses et masques dans le cadre d'un isolement patient par contre, sont à éliminer en sac DARSI (penser au bout de la chaîne).
Charlaine Durand
Cadre de santé infirmier
Formatrice en IFSI

"Pour que le mal triomphe... il suffit que les hommes de bien ne fassent rien" Edmund Burke, Homme d"état et philosophe irlandais.

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